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“LES VOIX DE CALIBAN”

Souvent, le ghetto concerne surtout la sphère intérieure de l'individu. Souvent, c'est l'esprit qui en est prisonnier. Le ghetto doit être ouvert. La littérature peut-être un moyen de l’ouvrir. Essayer de lire les effets et les dynamiques du “ghetto” en utilisant le prisme de la tempête de Shakespeare et de ses réécritures, c’est notre façon de chercher possibilité, mouvement, liberté, là où au premier abord nous ne voyons que fermeture, contrainte et paralysie.

Nous explorerons des quartiers souvent isolés comme l’île de Prospero et à la voix souvent unique d’en haut - celle de Prospero - du savoir transformé en pouvoir.  Nous confronterons les multiples voix, les multiples visions des multiples Calibans, des multiples Ariels, des multiples Mirandas avec leurs stratégies d’expression dans les interstices du discours de Prospero.

Pietro Floridia - directeur artistique de l’installation - performance